Carnet n°4 : Inde du Nord – Partie 2

JAISALMER
Nous arrivons à Jaisalmer, depuis Jodhpur, en train de nuit. Autrement dit, nous sommes assez fatigués lorsqu’on débarque à 6 heures du matin. Nous sautons dans un tuktuk qui nous emmène au bel hôtel que nous ont offert nos parents. Nous passons donc notre première journée à nous reposer, à bouquiner au soleil, avec une superbe vue sur le fort de Jaisalmer.

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Le lendemain, nous partons explorer le fort. Comme nous sommes au milieu du désert du Thar, la construction a été réalisée sans eau. Aussi, pour faire tenir les blocs de pierre les uns avec les autres, c’est un système de « légo » qui a été employé.
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Ce fort est intéressant à visiter, car le village qui est compris dans ses remparts est encore habité.

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De plus, on peut tout faire à pied. Et enfin, depuis les remparts, on a une superbe vue sur la ville !

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Le lendemain, nous visitons une haveli, c’est-à-dire une très vieille et belle demeure respectant certains principes de construction et qui a appartenu à un ancien premier ministre.

Les havelis sont caractérisées par une construction, comme le fort, sans eau (avec le même système de légo), et par un système de fenêtres qui permet le passage de l’air sans le passage du soleil. Il y fait donc plus frais qu’à l’extérieur, mais on ne perd ni la vue sur ce qui se passe dehors, ni la lumière.
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Les marches qui permettent d’accéder aux étages supérieurs de la demeure sont de hauteur irrégulière, ce afin de déconcerter les éventuels assaillants qui pouvaient s’y aventurer la nuit. En plus, le plafond est très bas à certains endroits, de telle sorte que le malfrat, qui tomberait en arrière car déséquilibré par les marches, se taperait la tête en tombant. Charmant, mais efficace !

L’après-midi, nous avons rendez-vous à l’agence dans laquelle nous avons réservé une nuit à la belle étoile dans le désert. On grimpe dans la jeep, en compagnie de Marc, un canadien francophone habitant au New Brunswick (oui, il n’y a pas que les québécois qui parlent français au Canada, nous aussi on ne le savait pas 🙂 ), ainsi que Jake, un australien originaire de Perth. On papote le temps du trajet.

Nous nous arrêtons dans un village abandonné, dont seules quelques maisons tiennent encore debout. Les chauffeurs ne parlent pas bien l’anglais, aussi impossible d’en connaitre plus sur l’histoire du lieu.
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Ensuite, deuxième arrêt autour d’un lac naturel, qui servait à approvisionner en eau le village que nous venons de visiter. Idem, les chauffeurs ne nous expliquent pas le pourquoi du stop…

Nous reprenons les jeeps, puis nous arrêtons au niveau d’un troupeau de dromadaires qui nous attend afin de nous emmener au campement dans les dunes. Nous préférons rester dans la jeep et faire le trajet avec le staff, car on ne souhaite pas cautionner l’exploitation de ces animaux (qui sont attachés par les narines, et le soir auront les pattes avant liées pour ne pas s’échapper dans le désert…). Tant mieux pour nous, car arrivés au campement, nous avons plus de temps pour prendre des photos de ce paysage grandiose !
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Moment hors du temps, coucher de soleil dans le calme et la sérénité du lieu.

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Nous dînons autour d’un grand feu, sous les étoiles et en papotant avec toutes ces personnes qui viennent des quatre coins du monde.

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Vers 23 heures, nous sommes les derniers à aller nous coucher, dans nos lits de camp, à la belle étoile. Et l’expression prend tout son sens, on devrait plutôt dire « sous ces magnifiques étoiles ». On se croirait dans un planétarium tant ce ciel parait irréel. Nos yeux se ferment alors que des étoiles filantes nous font la fête.

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Réveil tôt, au moment du lever de soleil, nous n’avons pas trop mal dormi ! Nous rentrons à Jaisalmer (en jeep) pour prendre notre bus pour Bikaner.

Une très belle adresse :

  • Le 1rst gate home fusion, notre sublime hôtel tenu par un tandem indo-italien, déco raffinée, équipe aux petits soins avec limonade et gâteaux en accès libre toute la journée ! Ils nous ont même laissé nous redoucher en rentrant de notre nuit dans le désert.
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Notre petite terrasse privée 🙂

 

BIKANER

Le trajet en bus est vraiment le pire que nous ayons connu en Inde… La route est poussiéreuse, il fait plus de 35 degrés dans le bus, et nous roulons comme cela pendant près de 7 heures. Aussi, nous arrivons, dînons et filons au lit.

Bikaner était une simple étape de notre itinéraire, néanmoins, nous profitons de notre court séjour pour aller visiter son fort (Oui, comme vous l’avez compris, les villes du Rajasthan ont toutes un fort). Le fort de Junagarh (c’est son nom) a été construit à la fin du 16ème siècle.

Nous sommes très agréablement surpris par celui-ci ! Il est vraiment de toute beauté, l’un des plus beaux que nous ayons visité en Inde ! Ce qui nous plait beaucoup, c’est que les murs sont décorés de fresques florales colorées.

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Un film est en train d’être tourné dans l’une des cours du fort (Henri se fera d’ailleurs accoster plus tard pour tourner dedans, mais nous devons repartir dès le soir. Ah, une carrière internationale qui lui tendait les bras vient juste de lui passer sous le nez… 😉 ! )

Nous passons un peu de temps à nous reposer puis prenons notre train de nuit pour Delhi.

 

DELHI

Delhi, beaucoup de personnes nous l’ont déconseillée. Ville trop bruyante, trop polluée, avec finalement peu de choses à voir. Mais nous, aller en Inde sans aller à Delhi, pas possible !

Nous arrivons tôt le matin, filons à notre hôtel poser nos sacs, puis partons arpenter les rues de la ville. Bon, ce qui nous marque immédiatement, c’est la pollution… Mais ayant connu Pékin, nous se sommes pas plus surpris que cela.

Première visite : le tombeau d’Humayun. Quelque part, c’est le cousin du Taj Mahal. D’abord, parce qu’hormis sa couleur rouge, les deux édifices se ressemblent. Ensuite, parce que la construction de ce tombeau a été ordonnée par l’épouse d’Humayun, lorsque son époux est mort (le Taj Mahal, vous connaissez l’histoire, c’est l’inverse). Enfin, le tombeau d’Humayun est celui qui a inspiré les architectes du Taj Mahal.

Bref, tout cela pour dire que c’est un monument qui mérite la visite ! Et si vous ne nous croyez pas…

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D’autres tombeaux sont construits à proximité, nous les visitons, mais après pareille merveille architecturale, ils nous semblent quand même moins impressionnants.

Nous nous dirigeons ensuite aux Lodi Gardens, de jolis jardins parsemés d’anciens tombeaux, datant essentiellement du 15ème siècle, où l’y fait bon se promener afin de se réfugier de la chaleur étouffante de Delhi.

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On déjeune très local… c’est-à-dire au Subway, car les restaurants environnants sont très chers ! Puis direction la mosquée Jama Masjid, la mosquée de Delhi. C’est la plus grande mosquée d’Inde, elle peut accueillir 25 000 fidèles et date du 17ème siècle.

C’est étonnant comme, même en tuktuk, on se rend compte du changement de quartier… Les barbes poussent et les voiles sont omniprésents, les étalages de viande se multiplient. Deux cultures si différentes qui constituent un même peuple.

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Bon, ce qui nous plait moins, c’est qu’on essaie de nous arnaquer à la sortie (le Monsieur qui garde les chaussures nous en demande pour 10 fois le prix…, du coup nous partons sans payer… et sans traîner !).

Retour à l’hôtel, nous dînons street-food, pour 80 roupies à deux (tout juste un peu plus d’un euro), de délicieux petits pains aux oignons, tomates et beignets de pomme de terre.

 

AGRA ET FATEHPUR SIKRI

Nous arrivons en milieu de journée à Agra. Nous avons prévu la journée du vendredi pour explorer le site de Fatehpur Sikri, qui fut la capitale impériale de l’empire moghol de 1571 à 1584 (vu le nombre d’anciennes capitales que nous avons visitées, vous vous doutez qu’ils changeaient souvent de capitale à l’époque…).

Il fait très très chaud… Mais la visite en vaut la peine. Le site se compose d’une mosquée à l’impressionnante porte, haute de 40 mètres, et de plusieurs palais réservés à la famille royale.

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Nous retournons à Agra en fin d’après-midi et nous rendons directement aux jardins Mehtabh Bagh, desquels on peut admirer le coucher de soleil sur le Taj Mahal. La rumeur veut que ces jardins auraient du abriter un second Taj Mahal, de couleur noire, relié par un pont à celui que nous connaissons. Cette rumeur parait crédible de par des fondations, existantes encore aujourd’hui.

Wahou. Vraiment, le Taj Mahal mérite son titre de merveille du monde, même de « dos » (toutes ses façades sont identiques), même vu de l’extérieur ! Il est « Mahajestueux »…

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On a du prendre chacun une centaine de photos sur le coup. Et après, difficile de trier car elles sont toutes pareilles et en même temps, toutes différentes !

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Le lendemain, nous mettons nos réveils à 5h45, pour faire la queue dès 6h. Notre hôtel est à 20 mètres de l’entrée est, du coup on se permet de traîner un peu… Grave erreur ! Nous qui pensions être quelques dizaine de touristes à une heure si matinale, nous nous retrouvons à faire la queue avec plus de 500 personnes ! Les portes s’ouvrent, et peu à peu nous pouvons enfin fouler les célèbres pelouses des jardins qui offrent une superbe vue sur le monument.
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Pour la petite histoire, les quatre minarets qui entourent la coupole sont légèrement orientés vers l’extérieur, afin d’éviter en cas de tremblement de terre, que ceux-ci ne viennent endommager le dôme central. Malin l’architecte !

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Le Taj Mahal est souvent considéré comme un monument symbole de l’amour. Pour ceux qui ne le savent pas, sa construction a été ordonnée par l’empereur moghol Shah Jahan lorsque son épouse Arjumand Banu Begam est morte en donnant naissance à leur quatorzième enfant, afin de lui construire un magnifique tombeau.

Mais en se renseignant, c’est bien moins romantique que ça en a l’air… En effet, l’empereur avait deux autres femmes et Arjumand Banu Begam était sa favorite. Donc amour oui, mais polygame. Tout de suite, c’est moins romantique !

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Nous contournons l’édifice, avant d’y pénétrer et de voir les tombeaux des deux amoureux, originellement entourés d’un immense paravent en or massif. Pas de photos à l’intérieur !

On reste un petit moment à profiter du lieu, mais aussi à rire du ballet des touristes (dont nous faisons partie !) qui prennent des photos, des selfies, et se battent pour avoir « LA » photo, que nous avons eue aussi :

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A la fin de la visite, nous allons petit-déjeuner puis filons visiter le Red Fort d’Agra, qui, après tous les sublimes forts que nous avons vus, nous impressionne moins.

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Mais il est peuplé d’écureuils alors nous les nourrissons et passons un moment avec eux.
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ORCHHA
Orchha est une toute petite ville et a été la capitale de l’état princier du Madhya Pradesh jusqu’en 1783. Aujourd’hui, c’est une bourgade paisible au charme fou, que nous avons visitée presque seuls. Bref, on a adoré !

De fait, elle comprend de nombreux palais et temples. Il reste quelques belles miniatures dans certaines parties du palais. Les escaliers sont raides mais permettent d’avoir une vue imprenable sur les cours.

Le Jahangir Mahal a été construit en l’honneur de l’empereur Jahangir, qui ne vint en visite à Orchha en 1606, qu’une seule fois. Ça fait cher l’hôtel !

 

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Il y a quelques singes qui se promènent (et nous feraient presque peur lorsqu’ils s’approchent un peu brusquement de nous, il faut se l’avouer…).

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Nous croisons un couple de jeunes mariés, qui vient faire ses photos dans l’un des palais. Les mariées sont traditionnellement vêtues de rouge, et couvertes de henné. Pour ce qui est des tenues, elles sont assez riches !
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La ville comprend aussi un temple, le Chatur Bhuj, qui est impressionnant car extrêmement haut (105 mètres !). Un sadhu nous le fait visiter. Sur les toits du temple, plusieurs vautours nichent.

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Le lendemain, nous visitons des chatris, tombeaux construits en l’honneur des souverains d’Orchha, et qui ressemblent à des habitations, mais entièrement vides (à l’exception des sépultures).

 

 

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KHAJURAHO
S’il y a bien un site qui passionnait les indiens lorsque nous leur détaillions notre itinéraire, c’est celui-ci ! En général, l’évocation de cet endroit s’accompagnait chez eux de sourires et de blagues salaces (« Oh Khajuraho, banana, banana »).

Comme vous l’aurez compris, le site est connu pour comporter des fresques érotiques assez crues, scènes qui ont pour objet à la fois de représenter la rencontre avec les divinités, et aussi, parce qu’elles représentent le plaisir, d’éloigner le mal. Mais il y a aussi des scènes de la vie courante, des défilés, des scènes de chasse, des éléphants, et aussi de nombreux amoureux qui s’étreignent.

Le site date des 10ème et 11ème siècles, et nous fait beaucoup penser au site d’Aihole (que nous avons visité en Inde du Sud). Il comprend 22 temples et c’est un des rares sites qui a été épargné par les attaques islamiques au cours des siècles qui ont suivi, du coup, les fresques sont quasi intactes !

 

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Un peu olé olé tout ça 🙂

 

 

On nous avait conseillé de nous arrêter au moins deux jours pour avoir le temps de tout voir, mais en une demi-journée nous avons fait le tour !

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Donc nous en profitons pour nous poser dans un café, avant d’attendre notre train de nuit pour Bénares.

Lorsque nous arrivons à la gare, mauvaise surprise : les deux couchettes que nous avions réservées se sont transformées en une seule couchette que nous devrons nous partager… Laure, qui peut dormir n’importe où, passe donc la nuit par terre dans le train (et la, le Taj Lake est très très loin…), et Henri se contorsionne comme il peut pour faire tenir ses 1m88 dans une couchette qui doit faire 1m70 !

 

BENARES
Ah, Bénarès (ou Varanasi) ! Nous y arrivons enfin !

La ville est très ancienne et son existence remonte au septième siècle avant JC (ah, ce bon vieux JC !).

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Vous connaissez aussi surement Bénarès pour les crémations qui y ont lieu.

Lorsque nous arrivons, nous marchons donc jusqu’aux Burning ghats,  pour assister à cette tradition.

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Les burning ghats, de loin…

C’est très, très impressionnant. Des bûchers sont installés çà et là, sans réel ordre. Les familles attendent pour pouvoir brûler le corps du défunt.

Il faut savoir que seuls les membres masculins ont accès aux crémations, les femmes ne sont plus autorisées car il y a eu de nombreux dérapages (des familles obligeaient les veuves à se jeter dans le bûcher de leur mari…). L’exception, c’est lorsqu’il n’y a pas de descendant « mâle », alors la fille aînée est autorisée à venir puisque l’aîné a un rôle clef dans le processus.

En effet, lorsqu’une personne décède dans une famille croyante, le corps doit être transporté dans les 24 heures à Varanasi. Ensuite, le corps est amené au ghat, trempé dans l’eau du Gange (juste en dessous des bûchers).

Puis le corps est placé sur le bûcher que la famille aura choisi. Il est recouvert de plusieurs produits (graisses à brûler, poudres…), puis quelques bûches sont posées par dessus le corps. C’est assez étrange et déroutant, mais les pieds dépassent… La quantité et la qualité du bois utilisé dépendent des moyens financiers de la famille. Le bois « bas de gamme », c’est celui du manguier, le bois « de luxe », c’est le bois de santal. Au niveau des prix pour une crémation complète, cela va de 700 roupies (un peu moins de 10 euros) à près de 1300 euros, selon la qualité (et la quantité) du bois choisi !

Après quoi, l’aîné de la famille (si c’est un garçon, il doit se raser les cheveux ; si c’est une fille, un turban suffit) va chercher le feu de Shiva, qui est maintenu 24h/24 en vie par deux familles dont c’est la fonction. La gerbe de paille, tenue par l’aîné/aînée, n’est mise au feu qu’une fois que celui-ci ou celle-ci a tourné 5 fois autour du bûcher avec, suivi par la famille.

Le feu prend par le dessous, et, lorsque le bûcher est bien réalisé et que le bois est de bonne qualité, il se répand en quelques minutes seulement (nous avons vu une famille qui n’arrivait pas à faire partir le feu et cela a été assez dur à voir, le corps du défunt était mal installé…).

Mais les corps mettent entre trois et cinq heures à brûler intégralement. A l’issue de la crémation, il ne reste que les os du bassin pour les femmes, et la cage thoracique pour les hommes, qui sont attrapés à l’aide de grandes tiges puis lancés dans le Gange.

Les personnes qui sont chargées de s’occuper des bûchers sont des indiens d’une caste très basse (les doms).

Il faut noter que les bhramines (la plus haute caste en Inde) ne sont pas brûlés au même endroit que les autres hindous, ils ont un bûcher spécifique qui leur est dédié.

De plus, plusieurs catégories de personnes n’ont pas le droit à la crémation, car elles sont considérées comme « pures » (la crémation vise en effet, selon les hindous, à purifier le corps du défunt) :

  • Les sadhus ne sont pas brûlés. Considérés comme des sages, vivant en dehors de la société, ayant fait vœu de chasteté, leurs corps sont coulés dans le Gange.
  • Idem pour les enfants de moins de 12 ans. Les hindous les considèrent comme « purs », et, comme les sadhus, ils sont attachés à une pierre et coulés au fond du Gange.
  • Les lépreux
  • Les femmes enceintes
  • Les personnes piquées par un serpent

Bien évidemment, nous n’avons pas pris de photo, c’est totalement inapproprié (vous imaginez, des touristes étrangers en pleine séance photo lors de l’enterrement de l’un de vos proches…). Alors ce que nous vous conseillons, c’est d’y aller et de voir par vous-mêmes.

On déconseille aux enfants et jeunes adolescents, car même nous ça nous a beaucoup chamboulés. La crémation c’est quand même assez cru parfois (les pieds de l’un des défunts sont tombés par terre pendant la crémation et l’un des travailleurs les a attrapés et remis au feu…).

Toutefois, c’est très intéressant. De ce que nous avons vu, nous n’avons pas trouvé que les familles étaient en larmes comme dans nos enterrements en Europe. C’était plutôt un moment très solennel et important, comme s’il faisait partie de la vie quelque part…

 

Varanasi nous a aussi permis de nous poser, de profiter de la douceur de vivre et de finir notre périple en Inde calmement. Nous avons passé pas mal de temps au restau Mona Lisa, tenu par un grand-père indien très sympa et au fort caractère !

Nous y avons assisté à un concert de tabla (tambourins indiens), par l’excellent Nandu.

Nandu, qui a donné deux cours de tabla à Henri !
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Nous nous sommes promenés dans les petites ruelles de la ville, qui grouillent d’animaux (vaches, singes, chats, chiens, chèvres…).

 

Et encore des chiots à adopter pour Laure !

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Enfin, nous y avons « fêté » le Holi. C’est la fête des couleurs en Inde. Auparavant, il y régnait une ambiance plutôt sympa et cool, mais maintenant c’est devenu une énorme beuverie à ciel ouvert… Tout le monde nous a déconseillé d’y aller, nous disant que c’était « very much crazy » (pour reprendre les propos du gérant de notre guesthouse), que les indiens arrachaient les vêtements des uns et des autres, se battaient…

En bons élèves, on est donc resté (frustré !) à notre hôtel la matinée, le moment où c’est le plus dangereux. On a entendu de la musique à fond, des cris, des rires. Nous avons pointé le bout de notre nez vers 14 heures. Les ruelles étaient désertes. Sales (enfin, plus sales que d’habitude !), des flaques de boues, d’eau trouble, de peinture par terre. On peut imaginer ce qui s’est passé en voyant la tête des quelques animaux, encore tremblants et recouverts de peinture…

On se dirige vers les ghats et là, c’est encore animé. Il n’y a que des hommes dans la rue, pas un seul foreigner, tous sont recouverts de peinture et très très alcoolisés (un euphémisme à ce stade !). Des bagarres ont lieu, certains conduisent leur moto en menacent de renverser les autres… On trouve cela tellement dommage.

On n’a pas le temps de réagir qu’un indien arrive droit devant nous et met sa main au niveau de l’entrejambe de Laure.

Bref, autant vous dire que le Holi n’a pas été une bonne expérience pour nous, on est déçu.

En échangeant avec d’autres foreigners que nous croiserons plus tard, il est conseillé d’y aller en groupe d’au moins 5 ou 6 pour faire « bloc ». Et même comme cela, les filles nous ont dit qu’elles aussi, elles s’étaient faites tripoter…

Peut-être que nous n’avons pas eu de chance, peut-être que nous aurions du le fêter dans une plus petite ville, qui sait ? Nous reviendrons…

Nos bonnes adresses :

  • Lord Vishnu Guesthouse (prix imbattable et famille adorable)
  • Mona Lisa Café (Pour l’ambiance, la nourriture, ce petit café a su garder son authenticité)

 

CALCUTTA
Calcutta, nous n’y passons qu’un jour avant d’y prendre notre avion pour la Birmanie le soir même. Notre train a eu 6 heures de retard, il faisait plus de 40 degrés et l’humidité était assez forte…. Nous voulions nous arrêter au marché aux fleurs, mais notre chauffeur de taxi ne comprenait rien.

La fatigue l’a donc emporté et nous lui avons indiqué l’aéroport, où nous avons patienté plusieurs heures, au frais de la climatisation. A un moment, on se dit que ce pays ne veut plus de nous et qu’il est temps de partir 😉 !

 

Voilà, c’est la fin de ce carnet n°4.

Merci beaucoup de l’avoir lu, merci de nous suivre.

La petite vidéo qui va bien 🙂

Nous réaliserons prochainement une vidéo et un article Bilan sur l’Inde, stay tuned !

 

Et à bientôt pour le carnet n°5, en Birmanie !

 

Laure & Henri

2 réflexions sur « Carnet n°4 : Inde du Nord – Partie 2 »

  1. Catherine Yama (méditation) 23 mars 2018 — 22 h 31 min

    nuit dans le désert, forts plus beaux les uns que les autres, Taj Mahal, vraiment magique votre séjour en Inde !

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    1. Bonjour Catherine, merci pour ton nouveau commentaire, nous sommes ravis de voir que tu suis toujours notre périple et que cela te plait. Laure : J’espère que tout va pour le mieux pour toi et que tu continues de profiter de l’instant présent 😉

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