Carnet n°2 : Inde du Sud – Partie 2

Nous vous avions laissé à Pondichéry. Mais notre voyage en Inde du Sud ne s’est pas terminé là-bas…

 

TANJORE
Après Pondichéry, notre souhait était de rejoindre rapidement Munnar, ville située en altitude (et donc, au frais !), réputée pour ses plantations de thé. Mais l’Inde est un vaste pays, et il nous a fallu couper ce tronçon en plusieurs étapes. Au final, nous ne regrettons pas 🙂

Nous rejoignons la ville de Tanjore, située à 150 kilomètres au sud-ouest de Pondichéry, après un éprouvant trajet en bus. En effet, nous qui pensions prendre un car direct, nous avons du effectuer deux changements ! Sans compter que même si les bus s’enchaînent bien, ils roulent très, très lentement et s’arrêtent dans tous les villages du coin. Aussi, pour parcourir ces 150 kilomètres, nous aurons mis le temps record de… 7 heures !

Bref, nous arrivons à Tanjore, mais avons prévu de repartir dès le lendemain matin. Tanjore est une grande ville, aussi nous prendrons seulement le temps de visiter son temple principal, sans grande conviction en y allant, et pourtant !
Le temple de Brihadesvara date du 11ème siècle et a nécessité le travail de 4000 ouvriers et de plus de 2500 sculpteurs. Sans compter les buffles et les éléphants qui ont été utilisés pour transporter les blocs de pierre. Une tour haute de 63 mètres en constitue le sommet.

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Nous y faisons la rencontre d’un indien d’une cinquantaine d’année, qui a travaillé dans l’armée. Il prend le temps de papoter avec nous 20 minutes, et nous explique notamment pourquoi les indiens portent très souvent un cordon autour de la taille. En effet, nous avions remarqué que nombreux étaient les hommes et les petits garçons qui étaient affublés d’une petite cordelette autour de la taille. Cela a pour origine un mythe de l’hindouisme. Bon, pour être honnête, on n’a pas compris toute l’histoire longue et compliquée qu’il nous a raconté… Donc si vous la connaissez, n’hésitez pas à nous la partager en commentaire 🙂 !

 

MADURAI

 

 

Nous arrivons à Madurai en fin d’après-midi. Nous déposons nos affaires à l’hôtel et allons tout de suite faire un tour dans la ville, et plus particulièrement près du temple de Sri Meenakshi.

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Alors que nous approchons de celui-ci, un jeune homme nous propose d’aller admirer la vue qu’il a sur le temple depuis son rooftop. Nous acceptons, une jolie vue au moment de la « Golden hour », ça ne se refuse pas !

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Bon, bien sûr, dès que l’on arrive on sent le traquenard : il est tenancier d’une grande boutique de souvenirs sur trois étages… On prend quand même nos photos, en papotant avec lui, puis déclinons poliment tout achat lorsque nous sortons.

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Devant la boutique, nous faisons la connaissance de Margaux, une française partie voyager en Inde du Sud. A ce moment-là, un indien du nom de Baba Ganesh (oui, oui) s’approche et commence à engager la conversation avec nous. Il nous propose d’aller voir Amma, qui est en ce moment à Madurai. Nous savons vaguement qu’elle est très connue pour donner des étreintes (= le « darshan ») à des millions de personnes à travers le monde. Margaux, quant à elle, est bien renseignée sur le sujet et saute de joie face à la proposition de Baba Ganesh.

Ni une ni deux, nous voilà partis dans un tuktuk, nous trois à l’arrière, Baba Ganesh à l’avant avec le chauffeur. Nous arrivons dans une grande halle où il y a foule. De nombreux étrangers sont présents, entièrement vêtus de blanc. Sur le coup, nous ne comprenons pas, mais nous apprendrons après qu’ils font partie de son « staff ». Oui, Amma, même s’il n’y a rien de lucratif derrière tout cela, c’est une sacrée organisation !
La file d’attente pour recevoir le darshan est très longue. Nous aperçevons Amma, au loin, qui étreint les personnes, une à une, le temps d’une seconde. C’est assez intrigant pour nous…

Car quand on regarde de loin, c’est simplement une femme qui donne des câlins. On a du mal à voir le côté spirituel derrière tout cela; sachant que chaque étreinte est vraiment très rapide, et que pendant ce temps, Amma papote avec son staff (alors que l’on imagine que pour la personne en face, ce moment est d’une grande intensité…).
Chose amusante : Amma est intégralement vêtue de blanc, mais à force d’étreindre les gens dans ses bras, sa tenue est colorée de rouge (les hindous portent, comme vous le savez, un point rouge, ou jaune au niveau du front, qui s’appelle le « Kum kum »).

On nous annonce presque quatre heures de queue pour recevoir le darshan. Franchement, on n’a pas le courage ! Mais Margaux, elle, reste, et s’en verra récompensée.

Malheureusement, les photos étaient interdites sur place. Mais bon, c’est plutôt l’histoire qui est drôle car en soit il n’y avait pas grand chose à voir !

Retour au centre de Madurai, où nous comptons bien visiter l’intérieur du temple de Sri Meenakshi. Nous y pénétrons après avoir laissé nos appareils photos au vestiaire, car interdits à l’intérieur. C’est pour ça que malheureusement, vous n’aurez pas de photos…

L’intérieur du temple est très beau, il y a de magnifiques mandalas au plafond, un grand bassin/puit à l’indienne, et des musiciens qui font le tour du temple. Cela nous amuse et nous les suivons.

 

MUNNAR
Munnar, enfin !

Enfin presque… Nous y sommes arrivés après un trajet en bus, une fois de plus assez fatigant. Certes, long, mais surtout difficile car la route a été très sinueuse, avec un ravin vertigineux et un vieux bus qui tanguait comme une 2CV à chaque virage. Pour être tout à fait honnête avec vous, on s’est même échangé nos derniers mots. Au cas où…

Dans ces moments-là, on se dit que l’on n’est pas encore prêt pour le Pérou ou la Bolivie, pays dans lesquels les routes sont assez effroyables il parait (vous pouvez nous donner votre avis en commentaire si vous y êtes allés !).

Bref, nous arrivons à Munnar sains et saufs. Plusieurs éléments nous marquent :

  • D’abord, la température. Comme nous sommes montés en altitude, il fait bien plus frais, et ce n’est pas désagréable du tout.
  • Ensuite, les paysages sont magnifiques. Des plantations de thé recouvrent et verdissent les collines environnantes.
  • Enfin, nous venons de changer d’état (nous passons du Tamil Nadu au Kérala). Et cela est frappant ! Au Kérala, il y a beaucoup de chrétiens, aussi nous apercevons de nombreuses (et bien kitsch…) églises sur le bord de la route. Autre fait étonnant, le Kérala est gouverné par… des communistes ! Des drapeaux rouges flottent au vent, des portraits de Staline, de Lénine, de Marx et même de Che Guevara sont affichés de partout. Assez paradoxal, un état religieux et communiste à la fois… Enfin, le Kérala est l’état le plus riche d’Inde. Les maisons sont impressionnantes, on se croirait dans riche banlieue américaine, avec 4×4 et compagnie.

Notre première journée à Munnar est consacrée à l’exploration des plantations de thé, avec notre guide Anand. Tout de suite, on est emballé. Ces dégradés de vert, qui tapissent la montagne, c’est juste sublime… Nos appareils photos, comme vous pouvez le voir, en paient le prix !

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Ce qui est génial, c’est que notre guide est extrêmement ouvert d’esprit, et nous raconte beaucoup de choses. Notamment, il nous parle spontanément de son mariage « arrangé » avec sa femme. C’est une pratique qui existe encore beaucoup en Inde.

La procédure est la suivante : lorsqu’une jeune fille a ses règles, ses parents en informent leurs connaissances ayant des fils. Lorsque la jeune fille a 18 ans, elle est prête à être mariée et les parents de garçons peuvent dès lors prendre contact avec les parents de la future mariée. Plusieurs rencontres sont organisées entre les parents, mais les futurs époux n’ont pour l’instant vu que leur future moitié en photo. Ils ont le droit de dire si la photo ne leur convient pas du tout. Si celle-ci leur convient et que les parents sont d’accord, notamment sur la dot (en Inde, la dot est encore pratiquée, et elle a tendance à ruiner les parents de jeunes filles, qui achètent tout ce que la belle-famille souhaite : lave-linge, lave-vaisselle, etc), alors une rencontre peut être organisée entre les futurs époux. Parfois, les époux ne se rencontrent même pas avant le mariage et se contentent d’un simple échange téléphonique préalable !

Dans le cas de notre guide, ils se sont vus et ont eu seulement… 15 minutes pour échanger et savoir s’ils souhaitaient se marier ensemble ! De notre point de vue d’occidentaux, cela parait inconcevable… Mais ici, c’est leur culture, ils grandissent dedans. Pour eux aussi, habiter ensemble, voyager ensemble voire faire un enfant alors que l’on n’est pas marié doit leur paraître inconcevable.

Le mariage est en Inde un événement à fort caractère social. En effet, les fiançailles des futurs époux constituent ce que nous pourrions considérer comme un mariage : beaucoup de monde et une vraie fête. Ensuite, nous avons plusieurs fois vu des affiches immenses annonçant un mariage, avec photos des mariés, et, écrit en dessous : « Welcome you all ».

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De plus, là où en France nos mariages regroupent entre 100 et 200 invités, ici, on considère qu’un mariage à 400 invités est un petit mariage. Les mariages peuvent ici rassembler jusqu’à 1000 convives ! Nous apprendrons plus tard que les familles économisent très tôt pour financer le mariage de leurs enfants, car le prix d’un mariage indien est en moyenne situé autour de 25 000 euros.
Notre guide nous a expliqué que la famille de son épouse n’étant pas très riche, ses parents et lui avaient refusé de recevoir une dot (quel gentleman !).

Nous déjeunons avec notre guide dans un petit restau où nous prenons chacun un Thali. C’est un plat indien qui se compose d’un grand plateau sur lequel est disposée une feuille de bananier qui accueille une multitude de petites coupelles. Chaque coupelle contient une sauce ou un curry différent, et cela va du pas très épicé, à l’immangeable, clairement. Au milieu, du riz et des chapatis. Les indiens mangent avec leur main (droite, la gauche sert pour s’essuyer aux toilettes. Car, oui, ici pas de papier toilette : jet d’eau + main gauche…). Ils prennent un peu de sauce qu’ils mettent dans le riz, font une sorte de boulette et mangent. Nous, en bons touristes, on galère un peu alors on opte pour la cuillère !

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Nous poursuivons la journée en prenant l’une des plus belles routes que nous ayons vues de notre vie. Les lacets passent au milieu des plantations de thé, le soleil de la fin d’après-midi décline et nous offre une golden hour juste hors du temps…

 

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Après quoi nous nous arrêtons dans une plantation d’épices. Ici, les plantes et les épices ne servent pas qu’à assaisonner les plats. Ils servent aussi pour l’Ayurvédisme. Pour ceux qui ne connaissent pas, l’ayurvédisme est une manière de se soigner en utilisant les bienfaits des plantes et des épices, en les prenant sous forme de poudre ou d’infusion. C’est une façon de se soigner extrêmement populaire en Inde. Aussi, il y a des cliniques ayurvédiques, des pharmacies ayurvédiques. Selon la guide qui nous fait visiter la plantation, le traitement est plus long qu’avec des médicaments « classiques », mais il permet de traiter le problème à la racine.

Le lendemain, nous nous levons très tôt… 4h du matin, lever de soleil oblige ! L’hôtel est fermé à clef. Alors pas le choix, nous réveillons le personnel de l’hôtel qui dort à la réception (manager compris !). On nous ouvre et on referme derrière nous. Sauf qu’une fois dehors dans les rues désertes de Munnar, le guide n’est pas là. Dix minutes de stress dans le froid. Finalement, Anand arrive. Il nous conduit vers un viewpoint, la route dure une petite heure. Nous y croisons des lapins, et même un chevreuil, mais à notre grand désespoir, pas d’éléphants (les panneaux sur le bord de la route pouvaient nous laisser croire que nous aurions la chance d’en observer).

Arrivée au viewpoint, le guide reste dans sa voiture et nous laisse marcher seuls dans le noir sur 200 mètres à peu près. Heureusement que nous avons les frontales, sinon ce serait totalement flippant !

Mais toutes ces aventures en valent la peine. Magnifique lever de soleil qui éclaire toute la vallée, on vous laisse regarder les photos.

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Ensuite, notre guide nous emmène à divers endroits, en attendant que l’usine de fabrication de thé ouvre. On sent bien qu’il nous promène pour nous « occuper ». Des stops pas terribles…

Nous arrivons à l’usine, mais celle-ci est fermée ! Sur le coup, nous sommes un peu déçus… Mais bon, il y a plus grave !

Le midi, nous nous sommes invités à déjeuner chez notre guide (bon, il nous l’avait à moitié proposé aussi). Il habite un petit village à quelques kilomètres de Munnar. C’est son épouse qui a cuisiné l’équivalent d’un Thali maison. C’est très bon, mais ce qui est le plus sympa, c’est de voir où il vit et de rencontrer sa famille.

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ALLEPPEY

Nous rejoignons Alleppey, ville située sur la côte Ouest du sud de l’Inde, en bus.
Alleppey est une ville connue pour ses backwaters, autrement dit ses canaux qui en font la Venise indienne. Nous les explorons à bord du bateau de James, notre charmant capitaine pour la journée.

DSC05992.JPGC’est un endroit magique, notre petit bateau vogue au milieu de ces canaux, entourés de villages sur de petites îles et de rizières bien vertes. Parfois, les paysages sont totalement tropicaux !DSC01119.JPG

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Les canaux sont d’origine naturelle, mais leurs alentours ont été aménagés de manière très intelligente : les rizières sont situées quelques dizaines de centimètres en dessous du niveau de l’eau, ce qui fait que lorsque les agriculteurs ont besoin d’irriguer leur rizières, de simples vannes sont ouvertes depuis les canaux, et la gravité fait le reste !
Nous nous arrêtons pour visiter quelques villages, seulement accessibles par bateau. Les habitants ont tous une barque pour pouvoir se déplacer. Il y a même un « School boat » pour emmener les enfants à l’école.

Le top du top, c’est que l’on se baigne ! L’eau est à la température idéale, et nous nous sommes bien sûr assurés qu’il n’y avait pas de crocodiles…

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Nous profitons d’un peu de temps pour que Laure puisse s’acheter un Sari. L’achat en lui-même est une vraie activité, car le magasin est immense, il y a tellement de choix… Nous sommes un peu perdus (enfin, surtout Henri qui se demande ce qu’il fait là…). Les vendeuses sont toutes affairées à coiffer Laure, lui mettre son sari comme il faut. On rigole bien ! Les indiens ont l’air d’être assez contents que l’on achète leur habit traditionnel.

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On se permet de vous donner le nom de notre super guesthouse à Alleppey : Sona Heritage. Des petites chambres mignonnes avec le petit déjeuner servi sur votre terrasse privative, et cela pour 800 roupies par nuit (soit 10 euros à deux) !

 

COCHIN

Nous rejoignons Cochin après un court trajet en bus (moins de deux heures, il faut le mentionner !).

Cochin est une ancienne colonie portugaise. De fait, elle a gardé de nombreux témoignages de cette période. Le plus marquant, ce sont les églises, et notamment la Saint Francis Church. On se croirait à Lisbonne ! Vasco de Gama a été enterré à l’intérieur de cette église, mais son corps a ensuite été ramené par les portugais à Belem.

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Les bâtiments de la ville sont aussi marqués par cet héritage colonial, comme vous pouvez le voir :

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Cochin comprend aussi le Dutch Palace, un palais qui regorge de magnifiques fresques. Malheureusement, les photos étaient interdites à l’intérieur… Voici donc un petit aperçu de ces fresques, sur la porte d’entrée du palais.

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Cochin comprend aussi de nombreuses boutiques alignées le long de jolies petites rues dans le quartier juif. La synagogue est d’ailleurs très belle !

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Il y a enfin les Chinese fishing nets, qui sont comme leur nom anglais l’indique, des filets de pêche « chinois », utilisés par les pêcheurs pour remonter plus de poissons en une seule fois. C’est assez joli (même si vous vous doutez que nous, les poissons, on les préfère dans l’océan !)

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Bref, Cochin nous permet de nous poser quelques jours au calme, de flâner et de revenir deux fois au restaurant que l’on a adoré et que l’on vous conseille chaudement : le Farmer’s Café, à côté de la Saint Francis Church ! Cadre magnifique, nourriture indienne exceptionnelle et service attentionné.

 

GOKARNA

Gokarna est un village connu pour les plages qui l’entourent. Nous y restons trois jours, pour terminer ce premier mois de voyage à la plage !

C’est un petit coin de paradis… En effet, même s’il y a d’autres « foreigners », on est loin du tourisme de masse. C’est plutôt calme, même ! Il y a quelques hôtels et guesthouses en bord de plage, des vaches et des chiens un peu partout, et pour une fois, on peut se baigner en maillot de bain (Laure peut même sortir le bikini !).

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A Gokarna, nous faisons la rencontre d’Ashok, un jeune homme de notre âge, avec qui nous sympathisons et passerons deux jours. Comme Henri, il adore le métal et la photo, et en plus il est végétarien ! Que de points communs. Il travaille en tant que chimiste dans une entreprise pharmaceutique à Bangalore, mais il est originaire de Mumbai. Au cours de nos discussions avec lui, nous apprendrons à relativiser certaines généralités que nous nous étions faites sur l’Inde. En revanche, ce qui se confirme à son contact, c’est que l’Inde est vraiment partagée entre, d’une part, les gens « éduqués », et, de l’autre, les gens qui le sont moins, voire pas du tout.

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Ashok nous fait visiter le village de Gokarna, que nous n’avions pas prévu de visiter à la base, et qui se révèle être charmant, car assez ancien et comprenant plusieurs temples intéressants.

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Nous allons aussi visiter la Shiva Cave, une grotte qui abrite un très joli autel éclairé par un faisceau de lumière. Plusieurs chauves-souris y ont élu domicile.

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Cette grotte est gardée par un sadhu (« celui qui a renoncé à la société pour se consacrer à l’objectif de toute vie », autrement dit, un sage), avec qui nous discutons. Un échange très riche pour Laure sur la méditation; en tant que sage, il passe sa journée à méditer et en parle d’une manière extrêmement envoûtante. Il nous parle sans regarder que nous sommes des étrangers, mais simplement d’humain à humain. Drôle de moment, si fort dans cette petite grotte au milieu de l’Inde… Si vous allez à Gokarna, cela vaut le coup d’aller discuter avec lui.

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GOA

Goa, si on devait vous la faire courte : A FUIR A TOUT PRIX !

Nous avons détesté cet endroit, du moins la partie que nous avons vue… Mais étions obligés d’y passer pour prendre notre avion pour Udaipur.
En quelques mots, pourquoi c’est horrible : Goa est une station balnéaire pour russes, où la bière est très bon marché (à peine plus d’un euro pour 33 cl…), et où la musique commerciale est diffusée en continu et à un volume beaucoup trop élevé rapporté à sa qualité…
Il n’y avait rien d’authentique, donc, si vous venez en Inde, n’allez pas à Goa !

Allez, on aura quand même pu tremper les pieds dans l’eau au mois de février, donc on se va pas se plaindre non plus…

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Ici s’achèvent nos aventures en Inde du Sud ! Prochain carnet en Inde du Nord.
Et, comme prévu, le petit bonus !

PS : N’oubliez pas d’aller faire un petit tour dans la rubrique « PORTRAITS », où vous pourrez découvrir quelques personnalités qui marquent notre voyage. D’autres portraits sont en préparation et ne devraient pas trop tarder 🙂

A bientôt,

Laure & Henri

 

 

 

 

 

4 réflexions sur « Carnet n°2 : Inde du Sud – Partie 2 »

  1. J’adore….

    Aimé par 1 personne

  2. Merci Laure et Henry ! Votre récit a ravi mes papilles mon odorat et ma vue! ! J’avais l’impression d’être avec vous ! C’est magnifique !

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  3. Catherine Yama (méditation) 11 février 2018 — 11 h 35 min

    Quel bonheur de vous suivre dans votre périple, c’est beau, c’est lumineux et le temps de la lecture, j’ai l’impression d’être avec vous dans l’aventure. Merci aussi pour ces portraits qui sont à la fois simples et très touchants. Une jolie façon de nous faire partager la beauté du monde.

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